La grèce antique

Les grecs de l’antiquité ont été les premiers a véritablement exploiter leurs observations de manière scientifique, pour en déduire des explications sur le fonctionnement des éléments composant le ciel. Ils avaient remarqué que certaines étoiles se déplaçaient. Ces πλάνητες ἀστέρες (planetes asteres) ou « étoiles errantes » les ont très vite intrigué et ils ont essayé d’en comprendre le fonctionnement.

Jusqu’à Thales de Millet en -600 avant notre ère, la Terre était consideré comme un disque plat, semblable à une ile entourée d’une étendue d’eau infinie, le fameux « Océan ». Mais dès Pythagore (-500), la Terre, la Lune et le Soleil sont déjà considerés comme étant de forme sphérique, même si c’était davantage par déduction philosophique que par démonstration scientifique. La génération suivante, et notamment Platon (-400) propageront largement ce concept.

Puis Aristote (-300) énoncera le principe de la Terre se trouvant immobile au centre de l’univers. Ce principe sera soutenu par Archmède (-250) puis par Ptolemée (+150), devenant le « dogme aristotélicien » qui perdurera jusqu’au XVIe siècle. Entretemps, Erathostène réalise la première mesure scientifique (et relativement exacte) du diamètre de la Terre vers -250. puis Ptolemée compile vers +140 le traité le plus complet de son époque, l’Almageste, qui fera référence pendant de nombreux siècles.

Aristote
Ptolemée
Le modèle géocentrique aristotélicien

Le moyen Age

L’astronomie est utilisée par beaucoup de civilisations pendant le premier millénaire. En particulier, le ciel sera cartographié par les savants arabes et chinois, et les évènements célestes sont consignés dans des documents très officiels tels que les chroniques du monde en Chine.

Atlas de Dunhuang, par rapport à la cartographie moderne

Source : https://irfu.cea.fr/Phocea/Vie_des_labos/Ast/ast.php?id_ast=2617

L’astronomie devient alors essentielle dans de multiples domaines.

  • Pour la navigation, en se repérant à l’aide des constellations, puis avec la mesure de la Latitude
  • Pour L’agriculture, en donnant une information plus précise sur les saisons en mesurant la position des étoiles, et ainsi mieux planifier les travaux dans les champs

Elle est bien sur encore très utilisée pour la religion, permettant de calculer les fêtes telles que Pâques. Elle est encore nommée « astrologie » et elle est alors indissociable des croyances que l’on entretient, en particulier sur la position des planètes dans les constellations du zodiaque, qui influencent la médecine de l’époque.

Mais l’humanité prend aussi conscience que l’univers n’est pas « immuable ». Les chinois recensent les étoiles « invitées », les européens des étoiles « nouvelles » (stella nova) qui apparaissent puis disparaissent dans le ciel nocturne. L’apparition des comètes est documentée, ce qui permettra plus tard de découvrir leur périodicité.

La comete de Halley est illustrée sur la tapisserie de Bayeux, à l’occasion de son passage en 1066. Elle est alors vue comme un mauvais présage.

Enfin, les mesures de plus en plus précises des positions des planètes montrent que le modèle géocentrique de Ptolémée est inexact. Les ajouts tels que les épicycles ne suffisent plus à expliquer les mesures de plus en plus précises. Il faut alors se rendre à l’évidence : à l’orée du XVI siècle, il est temps de repenser notre perception de l’univers, malgré les dogmes.