A l’usage

La première lumière ayant eu lieu avec un assemblage provisoire, il n’était pas question de jauger ce qu’on observait, tout au plus évaluer la mise au point. La première « vraie » sortie a été l’occasion de voir plusieurs aspects : collimation du primaire et du secondaire, tenue de la collimation lors des mouvements en altitude et azimut, facilité d’usage sur le terrain, etc…

Sur tous ces aspects, le télescope tient bien ses promesses. La collimation est assez douce et peut se faire sur une étoile grâce aux tiges qui sont à portée de main lorsqu’on vise à l’oculaire. Le maniement est très souple, sans point dur. Il me manque les freins pour pleinement en profiter, mais l’expérience est déjà assez sympathique même sans. Le montage est un vrai plaisir. Autant les premiers essais m’avaient quelque peu inquiété, car les tubes ne tenaient pas bien en place, autant en version définitive, la pose de la cage secondaire se fait sans aucun souci. Le câble m’a semblé bien tenir la distance lorsque l’on passe du zénith à l’horizon, et j’ai pu confirmer au comparateur une dérive de 0,3mm environ, ce qui a mon humble avis est très acceptable. La solidité de la structure carbone est également étonnante, et on manipule vraiment le tube optique comme un élément monolithique avec beaucoup de facilité. Enfin, le miroir secondaire ne m’a pas posé de problème de buée, alors que j’étais dans des conditions assez humides. Il faudra voir à la longue, mais la plaque de polystyrène sous le secondaire semble faire son office.

La première véritable séance d’observation est relatée ici. Elle m’a permis de me faire une idée du potentiel, mais aussi de la délicatesse de ce tube optique. F/D 3,3 c’est sensible. Très sensible… il faut vraiment une bonne collimation, une température stable, et un ciel qui suit, pour avoir tout le potentiel de la bête. Sur le ciel profond le flux est bien présent, aucun doute. Reste à peaufiner les réglages et aussi la tenue latérale du miroir qui laisse à désirer, et je devrais atteindre des performances nominales sur ce 600 mm.

Transport

Le cahier des charges initial était que le télescope devait rentrer dans le coffre d’une voiture moyenne de type « break », comme la Peugeot 308. C’est chose faite, et le chargement est pour le moins rapide. Deux rampes ont été confectionnées pour permettre de monter la base roulante dans le coffre. Il suffit de rabattre les sièges vers l’avant, et il y a largement la place de loger la base roulante, l’anneau secondaire, et toutes les options (tubes, valise d’oculaires, escabeau, table, rampes, etc…).

Note : les rampes initialement beaucoup trop légères ont été remplacées par des rampes de motoculture qui font beaucoup mieux l’affaire 🙂

Mais le vrai test est sur le terrain. Pour l’arrivée pas de soucis, il s’agit de descendre tout le matos et de s’installer tranquillement pendant que le miroir refroidit. Mais lors du dernier rangement, j’ai pu compter un temps total de 10 minutes entre la décision de plier, et le démarrage du moteur pour repartir… je suis assez content de l’efficacité obtenue.

Voila, tout est opérationnel. Il reste encore quelques finitions, mais dans l’ensemble tout s’est passé comme prévu… place au plaisir d’observer !!

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